Depuis plusieurs années, je porte en moi le désir de créer un univers où la culture, les paysages et l’exploration se rencontrent. J’ai toujours été profondément attaché à notre pays, à ses traditions et à sa diversité, tout en ressentant le besoin constant de découvrir d’autres horizons. Ce projet de chroniques est né précisément de cet équilibre : l’ancrage et le voyage, la transmission et la curiosité, le familier et l’inconnu.
Les articles qui suivent racontent comment cet univers a pris forme, étape par étape : l’idée de départ, la manière dont je crée, les choix d’écriture, la structure générale, et les inspirations qui nourrissent tout cela. Ce n’est pas un journal intime ni un essai, mais un espace pour comprendre ce qu’il y a derrière les pages, les choix et les récits.
L’envie de créer un espace culturel accessible

L’origine de cet univers remonte à une idée simple : créer un cadre narratif qui permette aux gens de voyager autrement. Depuis toujours, je suis attiré par la diversité culturelle, les paysages qui racontent quelque chose, et la façon dont les peuples transforment leur environnement en histoires. Ce n’est pas seulement le goût du voyage ou l’envie de découvrir de nouveaux horizons : c’est aussi un attachement très fort à ce que nos cultures disent de nous, de notre manière de vivre, de croire, de transmettre.
Quand j’ai commencé à réfléchir à cet univers, je ne pensais pas encore en faire un projet structuré. Je voulais surtout transformer ce que j’avais appris, observé ou vécu en un espace où chacun pourrait retrouver une part de ce qu’il aime : la curiosité, l’évasion, la connaissance. Je voulais un monde où l’on pouvait entrer facilement, même sans être lecteur habituel de fantasy, d’histoire ou d’essais culturels. Un univers dans lequel la culture n’est pas décorative, mais joue un rôle central, compréhensible et naturel.
Ce besoin d’accessibilité a déterminé beaucoup de mes choix : l’approche, le vocabulaire, le rythme, la manière de présenter les peuples, les rites, les croyances. Je voulais que tout soit clair sans être simplifié, riche sans être lourd. Cette recherche d’équilibre est rapidement devenue le cœur du projet.
Le point de départ : un projet tripartite

Très vite, l’idée d’un projet en trois cycles s’est imposée. J’avais envie de proposer plusieurs points de vue, plusieurs entrées possibles, plusieurs manières d’explorer le même monde. Le triptyque me permettait d’assembler trois dimensions importantes pour moi : le récit, la culture, et l’humain.
Ce format répondait aussi à un besoin pratique : toucher un public large. Certains lecteurs aiment les intrigues. D’autres sont davantage intéressés par les cultures, les mythes, les légendes. D’autres, encore, préfèrent les récits plus centrés sur les personnages. Un projet tripartite peut parler à tous en même temps, sans que personne ne soit mis de côté.
Chacun des trois axes a son propre rôle. L’un construit l’histoire. L’autre donne le sens culturel. Le troisième permet de s’attacher aux personnages et à ce qui les motive. Ensemble, ils forment une structure qui reflète ma vision du monde : complexe mais cohérente, nourrie par des influences diverses mais reliée par un fil unique.
Ce choix n’a jamais été une contrainte. Au contraire, il m’a permis d’organiser mes idées, de savoir où les placer, et de créer un cadre stable dans lequel je pouvais laisser évoluer les cycles futurs.
Un mélange d’expériences personnelles
Mon univers ne vient pas uniquement de l’imagination. Il est le résultat de voyages, d’études, de rencontres, de lectures, d’observations, mais aussi de moments plus simples : marcher dans un paysage, écouter quelqu’un parler de sa culture, ouvrir un livre d’histoire locale, voir un objet traditionnel dans un musée. Tout cela finit par se combiner et former une base solide.
Ce sont les expériences accumulées au fil du temps qui ont façonné la manière dont je vois les cultures et leurs récits. Je me suis souvent demandé pourquoi certains gestes se transmettent encore, pourquoi certains mythes ont traversé des siècles, pourquoi certains paysages semblent "parler". Ces questions sont devenues des pistes d’écriture bien avant que je ne décide de créer un monde complet.
L’univers s’est donc construit de façon progressive : une idée par-ci, un détail par-là, parfois un souvenir, parfois quelque chose appris lors d’un voyage. Rien n’a été inventé d’un seul coup. Tout s’est assemblé naturellement, comme si les pièces existaient déjà et qu’il suffisait de les réunir.
Aujourd’hui encore, chaque nouvelle découverte — un article, une tradition, un mot, un symbole — peut enrichir une partie de l’univers. Il reste volontairement ouvert, parce que le monde réel lui-même ne cesse jamais de nous surprendre, et j’ai envie que mon projet garde cette dynamique.