La structure des cycles

La structure des cycles

yann taurin

J’ai choisi d’organiser mon univers en trois cycles, non pour séparer artificiellement les récits, mais parce que chaque ensemble explore un axe culturel, géographique ou symbolique suffisamment vaste pour justifier un espace narratif à part entière. Les Chroniques des Archipels, du Midi et du Souffle constituent ainsi trois portes d’entrée vers un même monde, chacune éclairant le projet sous un angle différent.

Cette structure me permet de développer les thèmes de manière progressive : des territoires, des mémoires et des gestes transmis d’un bout à l’autre du monde, tout en gardant un fil directeur cohérent et accessible.
Les cycles ne fonctionnent donc pas comme des volumes isolés, mais comme les trois mouvements d’une même respiration, qui s’enrichissent les uns les autres tout en conservant leur identité.

 

Cycle I — Les Chroniques des Archipels

 

1. Explorer un monde façonné par l’océan

Les Chroniques des Archipels constituent le point de départ de l’univers, parce qu’elles ouvrent sur un territoire où le lien entre culture et paysage est immédiatement perceptible. L’océan, omniprésent, structure le rythme de vie, les déplacements, les mythes et les échanges entre les îles. Ce cycle pose ainsi les bases de ce que sera l’ensemble du projet : un monde où les gestes hérités ont autant d’importance que les événements, et où les traditions façonnent la manière d’exister.

Ce premier mouvement offre une entrée progressive, presque naturelle, dans l’univers culturel que je développe.

 

2. Une culture qui circule, se transforme et se transmet

Les archipels sont aussi l’endroit idéal pour introduire la notion de transmission, car les cultures maritimes reposent souvent sur une circulation constante des récits et des savoirs. Dans ce cycle, je m’intéresse à la manière dont les histoires voyagent d’île en île, parfois transformées, parfois préservées, mais toujours vivantes. Cela donne à l’univers une profondeur organique, où chaque culture ne se comprend qu’à travers ses interactions avec les autres.

Ce fonctionnement par échanges fait émerger les premiers fondements du Souffle.

 

3. Un cycle fondateur qui installe les racines du projet

Les Chroniques des Archipels ont donc été pensées comme la base, la fondation de l’ensemble, car elles posent non seulement les territoires initiaux mais aussi les principes fondamentaux du monde : la relation entre l’être humain et le milieu, la place des croyances dans l’organisation sociale, et le rôle des mémoires dans la construction des identités.

Ce premier cycle est un socle stable, qui prépare le lecteur à comprendre les deux suivants.

 

 

Cycle II — Les Chroniques du Midi

1. Un territoire qui approfondit l’ancrage culturel

Avec Les Chroniques du Midi, je quitte les archipels pour entrer dans un territoire plus terrestre, plus ancien dans sa structure, où la culture s’inscrit de manière visible dans les paysages, les villages et les gestes du quotidien. Ce cycle me permet d’aborder d’autres formes de transmission : celles liées à la terre, aux saisons, aux métiers, aux traditions orales.

Le Midi est un territoire où chaque pierre, chaque chemin, chaque geste porte la trace d’une histoire longue.

 

2. Des mémoires qui dialoguent avec celles des archipels

Ce deuxième cycle ne fonctionne pas comme une rupture mais comme un approfondissement. Les cultures du Midi entrent en dialogue avec celles des Archipels, parfois en complément, parfois en contraste. Les influences maritimes, les croyances plus ancrées, les rites liés à la terre : tout cela forme un ensemble plus vaste, qui enrichit la compréhension du monde.

Ici, le Souffle devient plus central, car il relie des territoires qui n’ont rien en commun en apparence, mais qui partagent pourtant une logique humaine similaire.

 

3. Un cycle de maturation, où l’univers gagne en densité

Les Chroniques du Midi jouent un rôle de transition : elles approfondissent, elles élargissent, elles donnent une épaisseur nouvelle à l’univers. Les personnages y sont souvent plus ancrés, plus confrontés à leurs héritages, ce qui permet de développer des dimensions plus intimes tout en renforçant l’ensemble culturel.

Ce cycle agit donc comme un pont, un espace où se prépare naturellement le dernier mouvement.

 

 

Cycle III — Les Chroniques du Souffle

1. Comprendre ce qui relie les mondes

Les Chroniques du Souffle constituent le dernier segment de la structure, celui où l’univers s’ouvre vers sa vision globale. Ce cycle explore non plus un territoire mais un principe : le Souffle, ce fil invisible qui relie les cultures, les gestes et les mémoires à travers les distances et les époques.

C’est ici que tout ce qui a été posé dans les cycles précédents trouve une cohérence, car le Souffle donne une profondeur supplémentaire à l’ensemble.

 

2. Un récit qui rassemble et met en perspective

Ce troisième cycle relie les archipels et le Midi, non par une simple addition d’éléments, mais en donnant du sens aux correspondances entre leurs cultures. Ce n’est pas une synthèse mécanique ; c’est une manière d’éclairer ce qui semblait séparé et de montrer comment les récits, les croyances et les gestes se répondent à travers les territoires.

Le Souffle devient alors un cadre d’interprétation, un outil pour comprendre la diversité tout en percevant l’unité.

 

3. Une conclusion qui réunit les trois mouvements

En conclusion, ce cycle final apporte une vision d’ensemble qui permet de saisir la logique globale du projet. Ce n’est pas une clôture brutale, mais un espace où les éléments s’alignent, où les tensions se résolvent et où les cultures dialoguent pleinement.

Les Chroniques du Souffle complètent ainsi la structure en offrant une finalité cohérente, tout en laissant l’univers ouvert à d’éventuels prolongements.

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