Mes inspirations (films, reportages, livres, musiques...)

Mes inspirations (films, reportages, livres, musiques...)

yann taurin

Chaque univers naît d’un ensemble de références, de récits, de paysages et de voix qui l’ont accompagné avant même qu’il ne prenne forme. Les influences ne sont jamais des modèles à reproduire, mais des échos qui nourrissent l’imaginaire, déplacent les perspectives et donnent du relief aux idées. Dans mon cas, les inspirations proviennent autant du cinéma que des documentaires, des livres ou de certaines musiques qui m’ont permis d’entrer dans un état d’attention plus profond.

Cet article rassemble ces éléments non pour justifier l’univers, mais pour éclairer ce qui l’a façonné : les histoires qui m’ont marqué, les approches culturelles qui m’ont guidé, et les ambiances sonores qui ont contribué à installer la tonalité générale du projet.

 

Le cinéma : des mondes étendus, des cultures vivantes

Le cinéma a joué un rôle important dans ma manière d’imaginer les espaces et les cultures. Je ne cherche pas à reproduire les images que j’ai pu voir, mais elles ont souvent ouvert des portes, par leur capacité à donner de l’ampleur aux paysages, de la densité aux traditions ou de la profondeur aux personnages.
Certaines œuvres m’ont marqué par la façon dont elles mêlent l’intime et le grandiose, ou par leur aptitude à faire exister un univers avant même que les personnages ne commencent à parler. Des films où la culture, le territoire ou la mémoire collective sont presque des personnages à part entière.

J’ai également été influencé par des films qui savent s’ancrer dans une culture particulière tout en atteignant une portée plus universelle. Ce sont ces exemples là qui ont nourri ma recherche d’équilibre entre les parties locales de l’univers — les gestes, les mythes, les paysages — et la vision plus large offerte par le Souffle.
Enfin, j’ai toujours admiré les œuvres qui parviennent à installer une atmosphère sans précipitation, qui laissent le temps aux détails d’exister. C’est une qualité que j’ai tenté d’intégrer dans l’écriture des cycles.

 

Les reportages et documentaires : comprendre le réel pour mieux construire le fictif

Au-delà du cinéma, les reportages et les documentaires ont constitué une base essentielle de mon travail, parce qu’ils permettent d’observer des cultures vivantes, des pratiques concrètes, des façons d’habiter un territoire qui ne sont pas théoriques mais quotidiennes.
J’ai été influencé par des documentaires centrés sur les peuples insulaires, les sociétés pastorales, les traditions méditerranéennes, ou encore les cultures montagnardes. Chacun offre un regard précis sur la manière dont un lieu façonne la vie, les récits et les gestes transmis entre générations.

Ces sources m’ont permis de nourrir l’univers avec des détails ancrés dans le réel : des modes de déplacement, des formes d’habitat, des outils, des cérémonies, des manières de se raconter. Même lorsque je réinvente complètement une culture, je le fais en m’appuyant sur des logiques observées dans le monde réel, afin que le résultat soit crédible et cohérent.
Les documentaires sur l’archéologie, l’anthropologie ou l’histoire locale ont également enrichi ma compréhension des dynamiques culturelles, et m’ont aidé à développer des cycles qui s’appuient sur des principes solides.

 

Les livres : une base de réflexion et d’imaginaire

La littérature occupe naturellement une place importante dans mes inspirations, non seulement pour ce qu’elle raconte, mais aussi pour la manière dont elle aborde les mondes, les peuples et les cultures. Certains auteurs m’ont influencé par leur capacité à créer des univers complets, d’autres par la finesse de leurs descriptions, et d’autres encore par la façon dont ils tissent la culture, la mémoire et l’imaginaire.
J’ai été marqué par des ouvrages qui ne se contentent pas de décrire des lieux, mais qui révèlent leur sens, leurs tensions, leur histoire profonde. Des récits de voyage, des études ethnographiques, des romans ancrés dans une région précise, et parfois même des textes plus analytiques qui explorent la construction des mythes.

Ces lectures ont façonné ma manière d’articuler les cycles : d’un côté, la richesse documentaire et l’attention aux détails ; de l’autre, la liberté narrative et la place laissée à l’émotion.
Chaque livre n’a pas inspiré un élément précis du projet, mais ils ont tous contribué à établir une sensibilité générale, une manière d’aborder les cultures sans les figer.

 

Les musiques : installer un rythme et une ambiance

La musique a un rôle discret mais essentiel dans ma manière d’écrire. Elle m’aide à entrer dans un état mental qui favorise la concentration, l’attention aux détails et parfois même une forme d’immersion émotionnelle.
Je ne cherche pas à reproduire dans l’histoire ce que j’écoute, mais certaines atmosphères musicales influencent le rythme, la tonalité ou la manière d’imaginer un paysage ou une scène.

J’écoute souvent des sons liés à des territoires : musiques traditionnelles polynésiennes, influences méditerranéennes, chants rituels, percussions anciennes, mais aussi des ambiances naturelles — le vent, la pluie, l’océan — qui instaurent une forme de présence au monde.
Les bandes originales de films ont également joué un rôle important : certaines musiques orchestrales ou minimalistes m’ont permis de donner une amplitude plus grande aux cycles, ou d’installer un tempo plus lent dans les scènes introspectives.

 

Ces inspirations ne forment pas un catalogue à reproduire, mais un ensemble d’influences qui, au fil du temps, ont contribué à donner une direction, un ton et une profondeur à l’univers. Elles ont nourri ma manière de comprendre les cultures, d’imaginer les territoires, de donner une place à la mémoire, et d’articuler chaque cycle autour d’un axe clair.
L’univers des Chroniques est né de cette convergence d’émotions, de connaissances et d’images, qui, une fois réunies, ont permis de construire un monde cohérent tout en restant ouvert.

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